Curiosités et monuments

L’église

L’église de Vieillevigne est typique de la région toulousaine : en brique rose avec un clocher mur abritant trois belles cloches. Elle se situe au coeur du village. Le presbytère est devenu une habitation privée.

L’église fut construite par les premiers habitants de Vieillevigne qui la dédièrent à Saint-Etienne. Ces habitants avaient racheté des vignes au chapitre de Saint-Etienne de Toulouse qui y avait établi une colonie de vignerons.

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Cette église, relativement petite, a une voûte à nervures, les murs sont peints à la fresque. Son campanile renferme trois cloches. Le clocher de Vieillevigne est un « clocher-mur », où vu de profil il affecte effectivement la forme d’un mur. Le clocher est surmonté d’une croix en pierre.

Côté ancienne sacristie, on peut apercevoir quelques pierres encastrées qui sont des vestiges de l’époque gallo-romaine.

Dans la partie supérieure du montant central se trouve, taillée dans la masse, la silhouette d’une chouette, les yeux grand ouverts. Cette chouette, symbole de la sagesse, est l’emblème plusieurs fois centenaires de Vieillevigne.

 

 

La chapelle Notre Dame du Mont Carmel (aujourd’hui chapelle de la Vierge), contiguë à l’église, fut édifiée en 1545 par Jean de Lapersonne, seigneur de Vieillevigne, qui souhaitait que la messe soit célébrée trois jours par semaine à perpétuité.

Elle comporte une crypte construite en brique rouge, avec un sol est finement carrelé et un escalier d’accès en pierre de taille.

Vingt-trois personnes furent inhumées dans la crypte de la chapelle et dans le presbytère. 
Vers 1820, le campanile et le côté droit de l’église s’effondrèrent mais furent rapidement reconstruits grâce à des subventions et à la participation de la population.
En 1874, fut construite la nouvelle chapelle dédiée à Saint-Joseph.

Au cours du temps, plusieurs travaux ont contribué à embellir l’église, par exemple :
– en 1850, décoration du sanctuaire et de la nef
– en 1876, installation d’une croix sur l’esplanade du village et au cimetière
– en 1882, installation d’un autel dans la chapelle de la Vierge
– en 1910, mise en place d’un chemin de croix à l’intérieur de l’église
– en 1964, restauration de la toiture et des peintures des murs
– plus récemment, électrification des cloches et installation d’une horloge électrique sur la façade ouest

A ce jour, l’église n’est pas accessible au public pour des raisons de sécurité.

Source : « Vieillevigne et son passé » de Paul Vila

Pour plus de détails sur les cloches de l’église

 

Le château

Le château bâti au XVIe siècle fut réaménagé et agrandi aux XVIIe et XVIIIe siècles. Entouré d’un parc paysager de la fin du XIXe siècle, le bâtiment se compose d’un corps de logis flanqué au nord de deux tours d’angle circulaires, et au sud de deux pavillons carrés enserrant une terrasse. Deux ailes basses de communs entourent une cour que fermait encore en 1824 un quatrième corps de bâtiment. A l’intérieur, on trouve un grand escalier du XVIIe siècle, et quelques éléments de décor du XVIIIe siècle (copyright « Ministère de la Culture, Médiathèque de l’architecture et du patrimoine »).

Sous l’ancien régime, le château employait un régisseur, chargé de la direction des travaux, et tout un personnel de services.

Entre 1640 et 1720, le château et son domaine ont appartenu à une seule et même famille, les Garaud. Après cette date, la période de prospérité s’est achevé et les biens furent vendus. Il n’est resté que le château lui-même et une dizaine d’hectares de terres cultivables. Le bois d’autan a été vendu par parcelles à une dizaine d’acquéreurs. Les fermes En Selve, Le Portail, Bordevieille furent elle aussi vendues. La briqueterie resta propriété du château jusqu’au XXè siècle.

A la date du 13 mai 1974, le château fut retenu par la commission archéologique de l’association des Vieilles maisons françaises pour faire partie du « Patrimoine historique » en raison de son caractère historique, architectural et esthétique.
Le château a été inscrit aux monuments historiques en 2001 (arrêté du 23 août). Les éléments protégés sont les suivants : le château en totalité, avec le sol de sa parcelle d’assiette, l’escalier de jardin du XVIIIe siècle, le talus planté de pins parasol à l’ouest du château.

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Le château est une propriété privée et ne peut pas se visiter.

Sources : « Vieillevigne et son passé » de Paul Vila et Médiathèque de l’architecture et du patrimoine du Ministère de la Culture

 

Le moulin à vent

Le Lauragais, royaume des vents, était propice à l’installation des moulins à vent et l’on pouvait les compter par centaines. A Vieillevigne, dès que l’on quitte l’agglomération en allant vers Gardouch, se trouve sur le plateau (sur la gauche) les vestiges du moulin du village.

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Ce moulin a changé de propriétaires à plusieurs reprises jusqu’en 1806 mais, à partir de cette date, la famille Germa en devint propriétaire pour une longue période. La grande corporation des meuniers de Vieillevigne appartenait à cette famille. Après l’interruption du fonctionnement du moulin pendant la guerre 1914-1918, Jean Germa a procédé à une très sérieuse remise en état de l’ouvrage, avec en particulier la réalisation d’un système de régulation de vitesse unique dans la région. Le moulin de Vieillevigne a ainsi repris du service pour de nombreuses années, ce qui a soulagé les habitants qui n’avait plus besoin d’aller moudre au moulin à eau de Gardouch ou aux moulins à vent de Montesquieu.

 

 

Avec le progrès, l’énergie éolienne fut abandonnée au profit de l’énergie électrique, plus constante et plus commode. Le moulin à vent de Vieillevigne arrêta ses activités (au même titre que tous les autres) et céda la place au moulin électrique qui fut installé à Villefranche.

Au XIXe, mais surtout au XXe siècle, les moulins à vent ou à eau furent remplacés par les minoteries industrielles. 

Source : « Vieillevigne et son passé » de Paul Vila