Histoire

La population de Vieillevigne

« En 1878, la population était d’environ 250 à 270 habitants (d’après les travaux de l’abbé Massot). »

Les chiffres donnés par l’INSEE montrent une forte diminution de la population puis une augmentation :

Année 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007
Population 120 123 111 124 153 174 287

Monsieur Paul Villa avait recensé dans son ouvrage les grandes familles du village :

Les seigneurs de Vieillevigne sont retrouvés dans les actes qu’ils ont signés :
En 1271 : la Famille Pictavin.
En 1341 : la Famille De Gavarret.
En 1534 : la Famille De Latour.
En 1500 : installation de la Famille De Lapersonne à Vieillevigne.
En 1673-1790, la Famille Delquie est citée dans des écrits du village.
La Famille De Garaud a compté des seigneurs de Vieillevigne dont certains ont été ensevelis dans l’église.
La Famille D’Escouloubre est mentionnée comme seigneurie de Vieillevigne en 1720.
Les familles Miquel, Lapeyre, Crouzil, Massot, Catala, Bedrune ont été retrouvées dans les registres de Vieillevigne.

D’après l’ouvrage de Paul Villa : Vieillevigne et son passé

Les commerces à Vieillevigne

Grâce à la mémoire de Mme Camel, de M. Estève et au livre de Paul Villa, nous avons pu reconstituer une petite partie de l’histoire du village et de ses commerces existants entre 1900 et 1970.
1910 : Au village, une société de musique était créée sous l’égide de M. Lamarque, instituteur, et de l’Abbé Jean Treil. 10 à 12 membres la constituaient. Des cours y étaient dispensés. La guerre de 14/18 mis fin à cette activité.
En 1910, Jean Guillaume Germa, meunier de père en fils, s’installait au moulin de Vieillevigne sur la route de Gardouch. L’activité fut interrompue pendant la 1ère guerre mondiale puis reprise en 1920 par Jean et Louise Germa qui vendaient de la farine aux Vieillevignois. En 1930, l’activité du moulin s’étant arrêtée, il fallait aller à Villefranche pour ces achats.
A cette époque, Mme Miquel tenait une épicerie dans la maison située sous l’actuelle maternelle et, dans le local attenant à la maison, un boulanger équipé d’un four exerçait son activité.
Aux Lazières, dans la maison juste avant le stop en descendant de la place, un boucher venait et débitait sa viande sur place pour la vendre aux Vieillevignois.
Dans les années 1945/1955, il y avait une épicerie-café-téléphone tenue par M. Fauré Gaston dans une des maisons de la rue descendant de la mairie. Mme Camel se souvient y avoir acheté des « mougettes » (sucettes stockées dans des bocaux de verre, pour 5 sous). Au XIXème, une taverne existait déjà dans cette maison.
Elle se souvient aussi du cinéma qui était organisé l’été, dans la rue, aux Lazières. N’y venaient que les habitants de ce quartier.
Toujours dans les années 50, Mme Germaine Bastrios tenait un tabac au Cammas dans l’avant-dernière maison avant le stop. Dans ce quartier, Mme Goulier, secrétaire de mairie, proposait un téléphone public.
De 1930 à 1970, Jules Villa, le frère de Paul Villa, était forgeron, en face de la maison des Pujol-Breil (Lazières) près du jardin de Mme Camel.
Vers 1930, à l’emplacement de la maison de la famille Martiner, un élevage commerce de cochons était tenu par M. Rouquet.
En rapport avec le nom de Vieillevigne, les Soeurs du Couvent de Vieillevigne fabriquaient du vin de messe à partir des raisins des vignes du village, qu’elles commercialisaient dans toute la région.

Les cloches de l’église

« Le clocher de Vieillevigne est très élégamment élancé. Il possède trois ouvertures qui renferment trois cloches. Ces dernières restituent fidèlement les notes sol, la et si. Une quatrième cloche, disposée sur une charpente métallique ne peut être utilisée car le son de cette cloche ne réalise pas d’accord parfait avec les autres. Elle provient du couvent ; c’est un don gracieux de la famille Rivière. »
Inscriptions qui peuvent être lues sur les cloches :
Grosse cloche  : Parrain : MSR Louis Gaston de Monstron, Marquis d’Escouloubre
 Marraine : Dame Anne Gabrielle Montesquieu d’Escouloubre
 Antoine Saltel Archiprêtre
 Ian François Vignard
 Ian Gibeli Consuls
 1772
Cloche Moyenne : Parrain : Emmanuel Marquis d’Escouloubre
 Marraine : Joséphine de Guotrand Marquise d’Escouloubre
 Et Estanave Prêtre en Avril 1834
 Vignard Etienne – Maire
 Noemi – Cousin
Cloche Supérieure  : Marraine : Adelaide Dupuy – Montbrun
 Parrain : Melchior – Marquis du Lac
 Eugénie du Bourg et Rosalie Marquise
 Et Estanave Prêtre en Avril 1834
 Vignard Etienne – Maire
 Cousin

petite-cloche-de-leglise   une-des-cloches-de-leglise   une-autre-cloche-de-leglise

Un document de 1528 nous apprend que les consuls de Vieillevigne, Etienne Deyme et Jean Galoffy, firent refondre une cloche de 15 quintaux, par le maître fondeur toulousain Bernard Cousin, pour le prix de 15 livres tournois. Par la suite cette cloche fut refondue en 1834.
A cette occasion, Mme la Marquise d’Escouloubre donnait au fondeur une importante quantité de pièces d’argent. Ces pièces furent versées dans le creuset contenant le bronze en fusion.
L’intégration de l’argent au bronze a produit l’effet de donner à cette cloche le son cristallin qui porte très loin. »

D’après l’ouvrage de Paul Villa : Vieillevigne et son passé

Le couvent de Saint Nom de Jésus

Situé dans le bas du village, dans le quartier Lazières sur la route allant vers la Thésauque, sur la gauche, cet ensemble de bâtiments représente un patrimoine important de la commune.

« L’établissement de Vieillevigne fut fondé par l’Abbé Vincens (1756-1841) avec la collaboration de quatre assistants au nombre desquels figure Justine de Lapersonne. Les religieuses enseignantes avaient pour mission de prodiguer un enseignement chrétien. Le pensionnat était payant et l’externat gratuit.
Sœur Louise de Lapersonne légua à la Congrégation sa part d’héritage du domaine familial sis à Vieillevigne. A sa mort, en 1814, la Congrégation devint propriétaire et aménagea un couvent avec pensionnat et externat. »

« Au fond du parc, côté ouest, une chapelle fut aménagée ; d’abord destinée aux religieuses et aux élèves ; elle fut par la suite ouverte aux paroissiens en 1844. En 1878, l’effectif était le suivant : 1 Supérieure, 1 aumônier desservant et 12 religieuses. »

« En 1886, la Congrégation s’affilia à l’ordre de Saint Dominique. La date de fermeture de l’établissement de Vieillevigne n’est pas connue avec précision. D’une part, vers 1905, il semble que peu avant la période de fermeture, l’effectif des élèves en pensionnat ait subi une très sensible régression. D’autre part, entre 1903 et 1912, les enseignantes ont été expulsées en Espagne. Leurs établissements se regroupèrent à Aja. Par la suite, en 1913, les terres et les bâtiments furent achetés par la famille Rivière. Les terres furent vendues. Le bâtiment fut réduit dans les proportions actuelles. La Congrégation ne possède plus aucun bien à Vieillevigne.
Il ne reste plus que l’habitation et la ferme avec les bâtiments d’exploitation. Le nom de « Couvent » est conservé. »

D’après l’ouvrage de Paul Villa : Vieillevigne et son passé