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Présentation générale

Situation géographique

Vieillevigne est située dans le département de la Haute-Garonne et la région de Midi-Pyrénées, à 30 km au sud-est de Toulouse et 60 km de Carcassonne. La commune est proche du parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises. Ses habitants sont appelés les Vieillevignois et les Vieillevignoises.
La commune s’étend sur 3,1 km² et compte 296 habitants depuis le dernier recensement de la population datant de 2012.

Situé à 193 mètres d’altitude, le village de Vieillevigne a pour coordonnées géographiques Latitude : 43° 24’ 6’’ nord
Longitude : 1° 39’ 20’’ est.

Vieillevigne en chiffres

Avec 296 habitants en 2012, Vieillevigne a connu une nette hausse de sa population par rapport à 1999 (174 habitants) et plus encore par rapport à 1968 (123 habitants). En 44 ans, la densité de population s’est fortement accrue passant de 39,2 à 94,3 habitants par km² entre 1968 et 2012.

La grande majorité des logements sont désormais des résidences principales (89 %), ce qui n’était pas le cas en 1968 (seulement 53 %), avec de moins en moins de résidences secondaires et de logements occasionnels. Près de 84 % des ménages sont propriétaires de leur logement.

En 2012, plus d’un quart de la population a moins de 15 ans (27 %), 58 % ont entre 15 et 59 ans, seulement 15 % ont 60 ans ou plus. La population de Vieillevigne est ainsi beaucoup plus jeune que la moyenne française (métropole), qui compte 18 % de moins de 15 ans et 24 % de 60 ans ou plus.

De plus en plus de personnes déclarent vivre seules à Vieillevigne mais la proportion est bien plus faible qu’en France métropolitaine, notamment chez les moins de 55 ans.

En 2012, 144 personnes de 15 ans ou plus avait un emploi, majoritairement salarié (87 % comme en France métropolitaine). Très peu de personnes travaillent à Vieillevigne, la majorité étant obligée de se déplacer vers Toulouse ou dans tout le département.

Source : Insee – données du recensement (vers le site de l’Insee)

Curiosités et monuments

L’église

L’église de Vieillevigne est typique de la région toulousaine : en brique rose avec un clocher mur abritant trois belles cloches. Elle se situe au coeur du village. Le presbytère est devenu une habitation privée.

L’église fut construite par les premiers habitants de Vieillevigne qui la dédièrent à Saint-Etienne. Ces habitants avaient racheté des vignes au chapitre de Saint-Etienne de Toulouse qui y avait établi une colonie de vignerons.

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Cette église, relativement petite, a une voûte à nervures, les murs sont peints à la fresque. Son campanile renferme trois cloches. Le clocher de Vieillevigne est un « clocher-mur », où vu de profil il affecte effectivement la forme d’un mur. Le clocher est surmonté d’une croix en pierre.

Côté ancienne sacristie, on peut apercevoir quelques pierres encastrées qui sont des vestiges de l’époque gallo-romaine.

Dans la partie supérieure du montant central se trouve, taillée dans la masse, la silhouette d’une chouette, les yeux grand ouverts. Cette chouette, symbole de la sagesse, est l’emblème plusieurs fois centenaires de Vieillevigne.

 

 

La chapelle Notre Dame du Mont Carmel (aujourd’hui chapelle de la Vierge), contiguë à l’église, fut édifiée en 1545 par Jean de Lapersonne, seigneur de Vieillevigne, qui souhaitait que la messe soit célébrée trois jours par semaine à perpétuité.

Elle comporte une crypte construite en brique rouge, avec un sol est finement carrelé et un escalier d’accès en pierre de taille.

Vingt-trois personnes furent inhumées dans la crypte de la chapelle et dans le presbytère. 
Vers 1820, le campanile et le côté droit de l’église s’effondrèrent mais furent rapidement reconstruits grâce à des subventions et à la participation de la population.
En 1874, fut construite la nouvelle chapelle dédiée à Saint-Joseph.

Au cours du temps, plusieurs travaux ont contribué à embellir l’église, par exemple :
– en 1850, décoration du sanctuaire et de la nef
– en 1876, installation d’une croix sur l’esplanade du village et au cimetière
– en 1882, installation d’un autel dans la chapelle de la Vierge
– en 1910, mise en place d’un chemin de croix à l’intérieur de l’église
– en 1964, restauration de la toiture et des peintures des murs
– plus récemment, électrification des cloches et installation d’une horloge électrique sur la façade ouest

A ce jour, l’église n’est pas accessible au public pour des raisons de sécurité.

Source : « Vieillevigne et son passé » de Paul Vila

Pour plus de détails sur les cloches de l’église

 

Le château

Le château bâti au XVIe siècle fut réaménagé et agrandi aux XVIIe et XVIIIe siècles. Entouré d’un parc paysager de la fin du XIXe siècle, le bâtiment se compose d’un corps de logis flanqué au nord de deux tours d’angle circulaires, et au sud de deux pavillons carrés enserrant une terrasse. Deux ailes basses de communs entourent une cour que fermait encore en 1824 un quatrième corps de bâtiment. A l’intérieur, on trouve un grand escalier du XVIIe siècle, et quelques éléments de décor du XVIIIe siècle (copyright « Ministère de la Culture, Médiathèque de l’architecture et du patrimoine »).

Sous l’ancien régime, le château employait un régisseur, chargé de la direction des travaux, et tout un personnel de services.

Entre 1640 et 1720, le château et son domaine ont appartenu à une seule et même famille, les Garaud. Après cette date, la période de prospérité s’est achevé et les biens furent vendus. Il n’est resté que le château lui-même et une dizaine d’hectares de terres cultivables. Le bois d’autan a été vendu par parcelles à une dizaine d’acquéreurs. Les fermes En Selve, Le Portail, Bordevieille furent elle aussi vendues. La briqueterie resta propriété du château jusqu’au XXè siècle.

A la date du 13 mai 1974, le château fut retenu par la commission archéologique de l’association des Vieilles maisons françaises pour faire partie du « Patrimoine historique » en raison de son caractère historique, architectural et esthétique.
Le château a été inscrit aux monuments historiques en 2001 (arrêté du 23 août). Les éléments protégés sont les suivants : le château en totalité, avec le sol de sa parcelle d’assiette, l’escalier de jardin du XVIIIe siècle, le talus planté de pins parasol à l’ouest du château.

chateau

Le château est une propriété privée et ne peut pas se visiter.

Sources : « Vieillevigne et son passé » de Paul Vila et Médiathèque de l’architecture et du patrimoine du Ministère de la Culture

 

Le moulin à vent

Le Lauragais, royaume des vents, était propice à l’installation des moulins à vent et l’on pouvait les compter par centaines. A Vieillevigne, dès que l’on quitte l’agglomération en allant vers Gardouch, se trouve sur le plateau (sur la gauche) les vestiges du moulin du village.

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Ce moulin a changé de propriétaires à plusieurs reprises jusqu’en 1806 mais, à partir de cette date, la famille Germa en devint propriétaire pour une longue période. La grande corporation des meuniers de Vieillevigne appartenait à cette famille. Après l’interruption du fonctionnement du moulin pendant la guerre 1914-1918, Jean Germa a procédé à une très sérieuse remise en état de l’ouvrage, avec en particulier la réalisation d’un système de régulation de vitesse unique dans la région. Le moulin de Vieillevigne a ainsi repris du service pour de nombreuses années, ce qui a soulagé les habitants qui n’avait plus besoin d’aller moudre au moulin à eau de Gardouch ou aux moulins à vent de Montesquieu.

 

 

Avec le progrès, l’énergie éolienne fut abandonnée au profit de l’énergie électrique, plus constante et plus commode. Le moulin à vent de Vieillevigne arrêta ses activités (au même titre que tous les autres) et céda la place au moulin électrique qui fut installé à Villefranche.

Au XIXe, mais surtout au XXe siècle, les moulins à vent ou à eau furent remplacés par les minoteries industrielles. 

Source : « Vieillevigne et son passé » de Paul Vila

 

Histoire

La population de Vieillevigne

« En 1878, la population était d’environ 250 à 270 habitants (d’après les travaux de l’abbé Massot). »

Les chiffres donnés par l’INSEE montrent une forte diminution de la population puis une augmentation :

Année 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007
Population 120 123 111 124 153 174 287

Monsieur Paul Villa avait recensé dans son ouvrage les grandes familles du village :

Les seigneurs de Vieillevigne sont retrouvés dans les actes qu’ils ont signés :
En 1271 : la Famille Pictavin.
En 1341 : la Famille De Gavarret.
En 1534 : la Famille De Latour.
En 1500 : installation de la Famille De Lapersonne à Vieillevigne.
En 1673-1790, la Famille Delquie est citée dans des écrits du village.
La Famille De Garaud a compté des seigneurs de Vieillevigne dont certains ont été ensevelis dans l’église.
La Famille D’Escouloubre est mentionnée comme seigneurie de Vieillevigne en 1720.
Les familles Miquel, Lapeyre, Crouzil, Massot, Catala, Bedrune ont été retrouvées dans les registres de Vieillevigne.

D’après l’ouvrage de Paul Villa : Vieillevigne et son passé

Les commerces à Vieillevigne

Grâce à la mémoire de Mme Camel, de M. Estève et au livre de Paul Villa, nous avons pu reconstituer une petite partie de l’histoire du village et de ses commerces existants entre 1900 et 1970.
1910 : Au village, une société de musique était créée sous l’égide de M. Lamarque, instituteur, et de l’Abbé Jean Treil. 10 à 12 membres la constituaient. Des cours y étaient dispensés. La guerre de 14/18 mis fin à cette activité.
En 1910, Jean Guillaume Germa, meunier de père en fils, s’installait au moulin de Vieillevigne sur la route de Gardouch. L’activité fut interrompue pendant la 1ère guerre mondiale puis reprise en 1920 par Jean et Louise Germa qui vendaient de la farine aux Vieillevignois. En 1930, l’activité du moulin s’étant arrêtée, il fallait aller à Villefranche pour ces achats.
A cette époque, Mme Miquel tenait une épicerie dans la maison située sous l’actuelle maternelle et, dans le local attenant à la maison, un boulanger équipé d’un four exerçait son activité.
Aux Lazières, dans la maison juste avant le stop en descendant de la place, un boucher venait et débitait sa viande sur place pour la vendre aux Vieillevignois.
Dans les années 1945/1955, il y avait une épicerie-café-téléphone tenue par M. Fauré Gaston dans une des maisons de la rue descendant de la mairie. Mme Camel se souvient y avoir acheté des « mougettes » (sucettes stockées dans des bocaux de verre, pour 5 sous). Au XIXème, une taverne existait déjà dans cette maison.
Elle se souvient aussi du cinéma qui était organisé l’été, dans la rue, aux Lazières. N’y venaient que les habitants de ce quartier.
Toujours dans les années 50, Mme Germaine Bastrios tenait un tabac au Cammas dans l’avant-dernière maison avant le stop. Dans ce quartier, Mme Goulier, secrétaire de mairie, proposait un téléphone public.
De 1930 à 1970, Jules Villa, le frère de Paul Villa, était forgeron, en face de la maison des Pujol-Breil (Lazières) près du jardin de Mme Camel.
Vers 1930, à l’emplacement de la maison de la famille Martiner, un élevage commerce de cochons était tenu par M. Rouquet.
En rapport avec le nom de Vieillevigne, les Soeurs du Couvent de Vieillevigne fabriquaient du vin de messe à partir des raisins des vignes du village, qu’elles commercialisaient dans toute la région.

Les cloches de l’église

« Le clocher de Vieillevigne est très élégamment élancé. Il possède trois ouvertures qui renferment trois cloches. Ces dernières restituent fidèlement les notes sol, la et si. Une quatrième cloche, disposée sur une charpente métallique ne peut être utilisée car le son de cette cloche ne réalise pas d’accord parfait avec les autres. Elle provient du couvent ; c’est un don gracieux de la famille Rivière. »
Inscriptions qui peuvent être lues sur les cloches :
Grosse cloche  : Parrain : MSR Louis Gaston de Monstron, Marquis d’Escouloubre
 Marraine : Dame Anne Gabrielle Montesquieu d’Escouloubre
 Antoine Saltel Archiprêtre
 Ian François Vignard
 Ian Gibeli Consuls
 1772
Cloche Moyenne : Parrain : Emmanuel Marquis d’Escouloubre
 Marraine : Joséphine de Guotrand Marquise d’Escouloubre
 Et Estanave Prêtre en Avril 1834
 Vignard Etienne – Maire
 Noemi – Cousin
Cloche Supérieure  : Marraine : Adelaide Dupuy – Montbrun
 Parrain : Melchior – Marquis du Lac
 Eugénie du Bourg et Rosalie Marquise
 Et Estanave Prêtre en Avril 1834
 Vignard Etienne – Maire
 Cousin

petite-cloche-de-leglise   une-des-cloches-de-leglise   une-autre-cloche-de-leglise

Un document de 1528 nous apprend que les consuls de Vieillevigne, Etienne Deyme et Jean Galoffy, firent refondre une cloche de 15 quintaux, par le maître fondeur toulousain Bernard Cousin, pour le prix de 15 livres tournois. Par la suite cette cloche fut refondue en 1834.
A cette occasion, Mme la Marquise d’Escouloubre donnait au fondeur une importante quantité de pièces d’argent. Ces pièces furent versées dans le creuset contenant le bronze en fusion.
L’intégration de l’argent au bronze a produit l’effet de donner à cette cloche le son cristallin qui porte très loin. »

D’après l’ouvrage de Paul Villa : Vieillevigne et son passé

Le couvent de Saint Nom de Jésus

Situé dans le bas du village, dans le quartier Lazières sur la route allant vers la Thésauque, sur la gauche, cet ensemble de bâtiments représente un patrimoine important de la commune.

« L’établissement de Vieillevigne fut fondé par l’Abbé Vincens (1756-1841) avec la collaboration de quatre assistants au nombre desquels figure Justine de Lapersonne. Les religieuses enseignantes avaient pour mission de prodiguer un enseignement chrétien. Le pensionnat était payant et l’externat gratuit.
Sœur Louise de Lapersonne légua à la Congrégation sa part d’héritage du domaine familial sis à Vieillevigne. A sa mort, en 1814, la Congrégation devint propriétaire et aménagea un couvent avec pensionnat et externat. »

« Au fond du parc, côté ouest, une chapelle fut aménagée ; d’abord destinée aux religieuses et aux élèves ; elle fut par la suite ouverte aux paroissiens en 1844. En 1878, l’effectif était le suivant : 1 Supérieure, 1 aumônier desservant et 12 religieuses. »

« En 1886, la Congrégation s’affilia à l’ordre de Saint Dominique. La date de fermeture de l’établissement de Vieillevigne n’est pas connue avec précision. D’une part, vers 1905, il semble que peu avant la période de fermeture, l’effectif des élèves en pensionnat ait subi une très sensible régression. D’autre part, entre 1903 et 1912, les enseignantes ont été expulsées en Espagne. Leurs établissements se regroupèrent à Aja. Par la suite, en 1913, les terres et les bâtiments furent achetés par la famille Rivière. Les terres furent vendues. Le bâtiment fut réduit dans les proportions actuelles. La Congrégation ne possède plus aucun bien à Vieillevigne.
Il ne reste plus que l’habitation et la ferme avec les bâtiments d’exploitation. Le nom de « Couvent » est conservé. »

D’après l’ouvrage de Paul Villa : Vieillevigne et son passé